L'UPA Mauricie c'est moi! L'UPA Mauricie c'est moi!

Questions et réponses sur le monde agricole

Le milieu agricole est un domaine passionnant et stimulant, et qui comporte des particularités importantes.

Vous avez des questions concernant le fonctionnement de l'UPA ou le secteur agricole en général? Soumettez votre question à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et nous publierons la réponse sur cette page!

La structure syndicale de l'UPA

Q. Comment sont financées les activités de l'UPA?
R. Les activités syndicales sont exclusivement financées par les producteurs et productrices à partir d'une cotisation égale pour tous, ainsi qu'une contribution qui tient compte du volume de la production.

Ce sont les membres qui contrôlent démocratiquement la structure syndicale à travers les différentes instances de l'organisation, au cœur d'une vie syndicale dynamique.

Q. L'UPA représente-t-elle uniquement ses membres?
R. Bien que l'UPA soit la seule organisation syndicale agricole reconnue, son adhésion est volontaire. Toutefois, la cotisation est obligatoire dès qu'un producteur est reconnu en vertu de la Loi sur les producteurs agricoles.

L'UPA a pour mission de promouvoir, de défendre et de développer les intérêts professionnels, économiques, sociaux et moraux de TOUS les producteurs du Québec, sans distinction de race, de nationalité, de sexe, de langue et de croyance.

Actuellement, près de 95 % des producteurs agricoles québécois adhèrent volontairement à l'UPA et le font chaque année, au rythme des renouvellements et de nouvelles adhésions.

Q. Comment sont prises les décisions et les grandes orientations de l'Union?
R. Ce sont les producteurs eux-mêmes qui prennent les décisions, grâce à la structure syndicale qu'ils se sont établie.

Ainsi, un producteur peut présenter une résolution à son syndicat local, ou spécialisé, qui est débattue ensuite au sein de cette instance. Cette résolution peut, si elle l'exige, cheminer au congrès de sa fédération régionale, ou de sa fédération spécialisée, et, ultimement, être débattue lors du Congrès général.

Mise en marché

Q. Par quels moyens les producteurs vendent-ils leurs produits?
R. La mise en marché des produits agricoles au Québec peut prendre essentiellement deux formes : par la vente individuelle, d'un seul producteur à un acheteur (consommateur, transformateur ou distributeur, par exemple), ou par la mise en marché collective, dans laquelle se regroupe l'ensemble des producteurs d'une même production pour la vente de leurs produits. Ils mettent alors en place un plan conjoint.

La mise en marché collective est directement liée aux valeurs d'équité et de démocratie de l'UPA.

Selon les besoins et la volonté des agriculteurs et des agricultrices, un plan conjoint peut prendre différentes formes. Par exemple, le financement de la recherche et de la promotion, la diffusion de l'information sur les marchés, sur les normes de qualité et d'innocuité, et sur les modes de production susceptibles de mieux répondre aux exigences du marché en sont quelques formes. Les producteurs en assument collectivement et démocratiquement la gestion, et son financement est assuré par les contributions versées par tous les agriculteurs concernés.

Pour en apprendre plus sur le sujet

Q. Le prix des produits en supermarché a-t-il une influence sur le montant que le producteur reçoit?
R. Dans certaines productions, les prix entre acheteurs (transformateur, abattoir, grossiste, etc.) et producteurs est négocié collectivement, grâce au plan conjoint, traité dans la question précédente. Le plan conjoint détermine les paramètres sur lesquels reposera la négociation des prix.

Toutefois, les intervenants entre les producteurs et les consommateurs peuvent, eux, vendre au prix qu'ils le désirent. Ainsi, même si le prix que reçoit un producteur varie à la baisse, le prix payé à la caisse, lui, peut augmenter ou rester stable.

Toutefois, un producteur seul peut vendre au prix qu'il désire directement aux consommateurs ou à un détaillant en alimentation, par exemple.

La production laitière fait toutefois exception, le producteur de lait ne peut pas vendre directement à un consommateur. La loi exige un prix minimum afin de couvrir les coûts de production de la moyenne des agriculteurs.

Grâce au plan conjoint qu'ils se sont donné, les producteurs obtiennent donc un prix plus juste. Cela garantit donc une meilleure santé financière de nos entreprises agricoles!

Enjeux et défis du secteur agricole

Q. Le nombre de fermes au Québec diminue-t-il?
R. Chaque semaine, le Québec perd tout près de 10 fermes. Il s'effectue, en moyenne, entre 600 et 800 transferts de fermes ou établissements par année au Québec. Pour maintenir un nombre de 30 000 fermes sur le territoire québécois, il faudrait compter sur l'établissement de 1 100 établissements par année.

Le modèle québécois s'est longuement basé sur le transfert intergénérationnel des entreprises existantes, et il importe aujourd'hui de développer des programmes qui favorisent le démarrage de nouvelles entreprises.